Le blockhaus des Saintes

Publié 11/04/2013 16:28:00 - L'avis du citoyen

On a cassé le thermomètre.



Construit en 1943 par l’armée allemande d’occupation, le blockhaus de la plage Ouest vient d’être définitivement gommé du paysage saintois. Ainsi, un des derniers vestiges d ‘une période douloureuse de l’histoire du village a été détruit pour raisons de sécurité et d’esthétique.

Certes, ce blockhaus n’était pas particulièrement décoratif mais, finalement, il paraissait bien minuscule au milieu de tous les épis qui protègent le littoral contre l’érosion marine. Quant à sa dangerosité potentielle, elle était bien plus réelle en 1943-44 pour la population qu’elle ne l’était hier pour les baigneurs. Il est bon de s’en souvenir.

Au-delà de la disparition d’un des derniers vestiges de l’occupation allemande, la destruction du blockhaus de la plage Ouest a effacé un point de repère qui permettait de mesurer, de visu,  l’importance de l’érosion marine. Il faut dire qu’à cet endroit là, le trait de côte a reculé de près 400 mètres en quelques décennies seulement. Alors, tel un oiseau de mauvais augure, l’intrus devait disparaître du paysage.

Pour autant, fallait-il dépenser 116000 euros  pour briser un « thermomètre » que la mer s’apprêtait à engloutir gratuitement comme elle l’a fait pour les autres casemates qui se trouvaient sur cette même plage ?



En 20 ans, la mer a englouti le blockhaus.



Sur cette photo IGN de 1965, le blockhaus se trouve au milieu de la plage.



Sur cette photo Google Maps de 2009, le blockhaus se trouve dans la mer.



Sur la photo ci-contre, qui date  des années 1950, prise depuis le Pont du Mort, on aperçoit très distinctement, entre les 2 cabanes, le blockhaus de la plage ouest derrière la dune.

Au premier plan, on voit la grande cabane du Pont du Mort qui a été construite en 1951. Tout à côté, la petite cabane est probablement en cours de construction comme en attestent les poteaux  posés sur le versant de la toiture qui soutiennent une barre  transversale en dessous de la chemise pour finaliser la pose de la couverture de sagne.

(carte postale édition MIREILLE - Marseille)




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