Repli stratgique.

Publié 27/04/2011 18:06:00 - cadre de vie

Repli stratégique ou capitulation ?




Face au danger que représente l’érosion marine pour la Camargue, la Charte révisée du Parc prévoit la mise en œuvre d’un plan stratégique de gestion du trait de côte et du risque de submersion marine dans les termes suivants :

"L’efficacité des ouvrages de protection réalisés sur l’ensemble du littoral du delta, de l’Espiguette à Port-Saint-Louis-du-Rhône, doit faire l’objet d’une évaluation des avantages au regard des coûts, pour valoriser les solutions les mieux adaptées et pour identifier les ouvrages qui auraient eu l’effet inverse à savoir une aggravation de l’érosion marine.Sur les secteurs à fort enjeu, des techniques appropriées (enrochements, rechargement en sable à partir des excédents de sédiments sous-marins de zones côtières en extension ou tout autre matériau adapté…) pourront être envisagées localement. Sur les zones où l’ampleur du risque de submersion marine conduit à renoncer au maintien des protections actuelles, des protections de second rang, en retrait des dispositifs existants, doivent être mises en œuvre.

Sur le littoral du Parc, trois modes de gestion sont préconisés en fonction des enjeux et du niveau de risque : organisation de la défense ; maintien ou restauration d’un fonctionnement naturel ; repli stratégique. [… ]

Organisation de la défense.

Le seul secteur concerné par l’organisation de la défense est l’embouchure du Petit Rhône, le village des Saintes-Maries-de-la-Mer du Petit Rhône (plage du Grand Radeau) jusqu’au Pertuis de La Fourcade (plage est). Ce linéaire donne une garantie suffisante afin d’éviter le contournement du village par ses cotés est et ouest. En effet malgré la présence du débouché du Petit Rhône à la mer situé à l’ouest immédiat de la zone urbaine du village des Saintes-Maries-de-la-Mer, celui-ci ne constitue pas une barrière naturelle suffisante pour assurer une protection contre les submersions marines lors des tempêtes de secteur sud à sud ouest. Toutefois en fonction des analyses fines de contexte et de dynamique marine sur ce secteur particulier du littoral, des solutions de bourrelet de second rang sont à envisager.

Restauration du fonctionnement naturel.

Le maintien ou la restauration du fonctionnement naturel sera privilégié dans les zones où il y a peu d’enjeux socio-économiques et/ou en accrétion ou stable.
D’un linéaire total de 35 km, les secteurs concernés sont : du Pertuis de la Fourcade à la digue de Véran (au niveau du Phare de Beauduc) : plage Est des Saintes-Maries-de-la-Mer, plage de la Réserve Nationale, pointe de Beauduc ; La plage de Piémanson ; La flèche de la Gracieuse.

Repli stratégique.

Le repli stratégique est à privilégier dans les secteurs affectés par l’érosion (et/ou la submersion) sur lesquels des enjeux forts en général peu nombreux sont déplaçables : Littoral de la Camargue saintoise (du Rhône Vif au Grand Radeau) ; Du phare de Beauduc au phare de Faraman."


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